Bassin d’infiltration — StormWater Solutions

Bassin d’infiltration est un ouvrage qui stocke temporairement les eaux pluviales et les évacue par infiltration dans le sol environnant. À la différence du bassin de rétention, il n’a pas de rejet vers un réseau ou un milieu superficiel — l’eau est restituée à la nappe par percolation à travers le sol.

Conditions d’implantation

Un bassin d’infiltration n’est viable que sur un sol suffisamment perméable. La perméabilité minimale recommandée est k ≥ 10⁻⁵ m/s, ce qui correspond aux sables et graviers ; les sols limoneux et argileux ne conviennent pas. La nappe phréatique doit être au moins 1 m sous le fond du bassin pour éviter la saturation.

  • Perméabilité du sol – k ≥ 10⁻⁵ m/s (sable, gravier), mesurée par essai Porchet ou Matsuo.
  • Niveau de la nappe – au moins 1 m sous le fond du bassin en hautes eaux.
  • Distance aux fondations – 5 m minimum aux bâtiments, 2 m aux limites séparatives.
  • Périmètre de protection – implantation interdite dans les zones de captage AEP.
  • Risques de pollution – prétraitement obligatoire pour les eaux de voirie et industrielles.

Types de bassins d’infiltration

Trois configurations sont couramment utilisées en France, du plus simple au plus technique :

  • Bassin à ciel ouvert (sec) – dépression engazonnée se remplissant lors des pluies. Simple, esthétique, multifonctionnel.
  • Bassin avec lit drainant – couche de graviers en fond pour augmenter la surface d’infiltration.
  • Bassin enterré (structures alvéolaires) – modules plastiques sous voirie ou espace vert, libère la surface.

Dimensionnement

Le volume de stockage est calculé selon la méthode des pluies (fascicule 70) pour la pluie décennale ou trentennale. Le débit d’infiltration s’exprime par Q = k × S, où S est la surface d’infiltration mouillée (fond + parois mouillées si applicables).

Le temps de vidange doit être inférieur à 24 heures pour les bassins résidentiels et 48 heures pour les bassins industriels, afin de garantir la disponibilité de l’ouvrage avant l’événement pluvieux suivant. Si ce critère n’est pas respecté, le sol n’est pas adapté et il faut envisager une rétention avec débit de fuite.

Solutions ViaCon associées

ViaCon France conçoit des bassins d’infiltration en structures alvéolaires et en tôle ondulée perforée. Voir nos solutions d’infiltration et nos solutions stormwater complètes. Voir aussi : puits d’infiltration, noue d’infiltration et bassin de rétention.

Questions fréquentes sur bassin d’infiltration

Quelle perméabilité de sol pour un bassin d’infiltration ?

La perméabilité minimale recommandée est k ≥ 10⁻⁵ m/s, ce qui correspond aux sables et graviers. Les sols limoneux (k autour de 10⁻⁶ m/s) sont marginaux et nécessitent un dimensionnement attentif. Les argiles (k < 10⁻⁸ m/s) ne conviennent pas à l'infiltration. Un essai Porchet ou Matsuo détermine la valeur réelle du sol.

Quelle est la différence entre un bassin d’infiltration et un bassin de rétention ?

Un bassin d’infiltration évacue les eaux par infiltration dans le sol, sans rejet vers un réseau ou un cours d’eau. Un bassin de rétention stocke temporairement les eaux et les restitue à débit régulé vers un exutoire. L’infiltration nécessite un sol perméable ; la rétention fonctionne sur tout sol.

Faut-il une autorisation pour un bassin d’infiltration ?

Oui. Comme tout ouvrage hydraulique, un bassin d’infiltration relève de la loi sur l’eau (Code de l’environnement, art. L214-1 et suivants). Une déclaration ou autorisation est requise selon la surface aménagée. L’implantation est interdite dans les périmètres de protection de captage d’eau potable.

Quel est le temps de vidange acceptable ?

Le temps de vidange (durée nécessaire pour évacuer le volume stocké après une pluie) doit être inférieur à 24 heures pour les bassins résidentiels et collectifs, et 48 heures pour les ouvrages industriels. Au-delà, l’ouvrage risque d’être saturé lors de la pluie suivante. Si le temps de vidange est supérieur, le sol n’est pas adapté à l’infiltration pure.