Géomembrane désigne une feuille synthétique de très faible perméabilité utilisée comme barrière étanche aux fluides et aux gaz en génie civil. Les principales applications françaises sont les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND), les bassins et retenues, l’étanchéité de tunnels, et les ouvrages hydrauliques sensibles.
Matériaux de géomembrane
Le choix du polymère dépend des contraintes chimiques, mécaniques et thermiques de l’application :
| Polymère | Épaisseur typique | Propriétés | Usage français |
|---|---|---|---|
| PEHD | 1,0 à 2,5 mm | Excellente résistance chimique, rigide | ISDND, lagunes, grandes retenues |
| PEBDL | 1,0 à 2,0 mm | Souplesse, conformabilité | Couvertures ISDND, surfaces irrégulières |
| PVC | 0,5 à 1,5 mm | Souple, soudage facile | Bassins paysagers, canaux |
| EPDM | 1,0 à 2,0 mm | Très souple, résistant UV | Bassins de jardin, toitures végétales |
| Bitumineuse (BGM) | 3,0 à 5,5 mm | Auto-cicatrisante, résistante au poinçonnement | Tunnels, barrages, hydroélectricité |
Cadre réglementaire français
Pour les ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux), l’arrêté du 15 février 2016 impose une barrière passive composite (géomembrane + matériau argileux) avec une perméabilité globale équivalente à k ≤ 10⁻⁹ m/s. Les CQA (contrôles qualité d’application) sont obligatoires pendant la pose.
Pour les retenues et bassins, les normes NF EN 13361 (étanchéité bassins et barrages) et NF EN 13491 (étanchéité tunnels) s’appliquent. La certification ASQUAL et les avis techniques du CSTB sont largement utilisés en France comme garantie de qualité.
Pose et soudage
Les géomembranes sont posées en lés et assemblées par soudure thermique — généralement double soudure cunéiforme avec canal d’air central permettant un contrôle non destructif des joints. Les procédures CQA prévoient des soudures d’essai en début de chantier, des essais à l’air sous pression de tous les joints, et des essais électriques sur les ISDND.
Un géotextile de protection (typiquement 500 g/m² ou plus) est généralement posé au-dessus et au-dessous de la géomembrane pour la protéger du poinçonnement par les granulats, les racines ou les tassements différentiels.
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Questions fréquentes sur géomembrane
Qu’est-ce qu’une géomembrane ?
Une géomembrane est une feuille synthétique de très faible perméabilité utilisée comme barrière étanche aux fluides et aux gaz en génie civil. Les polymères courants en France sont le PEHD, PEBDL, PVC, EPDM et le bitumineuse (BGM). Les applications principales sont les ISDND, bassins, retenues, tunnels et ouvrages hydrauliques.
Quelle géomembrane pour un bassin ?
Pour les bassins paysagers et plans d’eau de petite taille, EPDM et PVC sont les plus courants — souples, résistants, faciles à poser sur formes irrégulières. Pour les grandes retenues (>10 000 m³), le PEHD s’impose pour sa résistance chimique et sa longévité. La qualité du soudage est cruciale dans tous les cas.
Comment pose-t-on une géomembrane ?
Les géomembranes sont posées en lés et assemblées par soudure thermique — généralement double soudure cunéiforme avec canal d’air central permettant un contrôle non destructif. Les procédures CQA imposent des soudures d’essai, des essais à l’air sous pression, et pour les ISDND des essais électriques d’étanchéité.
Quelle durée de vie pour une géomembrane ?
Une géomembrane PEHD correctement posée et protégée des UV a une durée de vie documentée supérieure à 75-100 ans. EPDM et PVC atteignent 30-50 ans. La géomembrane bitumineuse (BGM) dépasse 50 ans. La durée de vie chute fortement si la géomembrane est exposée durablement aux UV sans couverture protectrice.
