Passage faune — Bridges & Culverts Solutions

Un passage faune est un ouvrage qui permet à la faune sauvage de franchir en sécurité une infrastructure routière, ferroviaire ou hydraulique. Il peut s’agir d’un écopont, d’un passage inférieur, d’une buse dédiée à la petite faune ou d’un ponceau équipé d’une banquette sèche, dimensionné selon les espèces visées pour rétablir les continuités écologiques de la Trame verte et bleue.

Types de passages faune

Le choix du type de passage dépend des espèces visées, des contraintes du site et du budget. Le SETRA (devenu Cerema) propose une typologie complète dans le guide « Passages pour la grande faune » et ses compléments.

  • Écoponts (passages supérieurs) – ouvrages végétalisés franchissant l’infrastructure, 20 à 80 m de large. Cible : grande faune (cervidés, sangliers).
  • Passages inférieurs (banquettes) – viaducs ou ponceaux élargis avec banquette sèche. Cible : moyenne faune (renards, blaireaux, loutres).
  • Buses dédiées à la petite et moyenne faune – diamètres 0,6 à 1,2 m, avec clôture de guidage. Cible : mustélidés, blaireaux, loutres.
  • Buses sèches pour la petite faune – DN 200 à 400 mm avec clôture amphibien. Cible : amphibiens, reptiles, micromammifères.
  • Ponceaux hydrauliques adaptés – sur cours d’eau, avec banquette sèche surélevée et substrat naturel.

Cadre réglementaire français

La prise en compte de la faune sauvage dans les projets d’infrastructure est imposée par plusieurs textes. La Loi pour la Reconquête de la Biodiversité (2016) renforce la prise en compte des continuités écologiques. Le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires) intègre depuis 2019 la trame verte et bleue.

Les études d’impact des projets d’infrastructure routière et ferroviaire (Code de l’environnement) doivent identifier les corridors écologiques affectés et proposer des mesures de réduction, dont les passages faune. La séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) s’applique.

Principes de conception

Un passage faune efficace combine plusieurs principes de conception. L’ouvrage doit être situé sur un corridor écologique connu (inventaires faune, suivi par caméras-pièges). Les dimensions doivent correspondre aux espèces cibles (largeur minimale fixée par espèce dans les guides Cerema). Le guidage en aval et en amont par clôtures et plantations est essentiel. Le microclimat intérieur (lumière, bruit, odeurs) doit être acceptable.

Un suivi post-implantation (généralement 3 à 5 ans) est de plus en plus exigé par les autorités pour vérifier l’efficacité réelle de l’ouvrage.

Solutions ViaCon associées

ViaCon France fournit des buses et arches en tôle ondulée adaptées aux passages faune, avec banquette sèche et lit naturel. Voir nos passages inférieurs, les buses HelCor® et les ouvrages hydrauliques. Voir aussi : écopont, ponceau et buse métallique.

Questions fréquentes sur passage faune

Qu’est-ce qu’un passage faune ?

Un passage faune est un ouvrage de génie civil conçu pour permettre le franchissement sécurisé d’une infrastructure routière, ferroviaire ou hydraulique par la faune sauvage. Il prend la forme d’écoponts, passages inférieurs, buses dédiées ou ponceaux adaptés, dimensionnés selon les espèces ciblées.

Les passages faune sont-ils efficaces ?

Oui, lorsqu’ils sont bien conçus et implantés. Les suivis par caméras-pièges réalisés en France et en Europe montrent une réduction des collisions de 70 à 90 % lorsque les passages sont correctement positionnés sur les corridors écologiques et guidés par des clôtures adaptées. Le suivi post-implantation est essentiel pour valider l’efficacité.

Quelles dimensions pour un passage faune ?

Les dimensions dépendent des espèces cibles. Pour la grande faune, les écoponts mesurent généralement de 20 à 80 m de large. Pour la moyenne faune, les passages inférieurs ou buses dédiées ont des sections de l’ordre de 0,6 à 1,2 m de diamètre ou plus, avec clôture de guidage. Pour la petite faune et les amphibiens, des buses sèches de 200 à 400 mm suffisent. Les guides du Cerema précisent les dimensions minimales par espèce.

Les passages faune sont-ils obligatoires ?

Les études d’impact des projets d’infrastructure doivent identifier les corridors écologiques affectés et proposer des mesures, en application de la séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser). Lorsque les corridors ne peuvent être évités, les passages faune deviennent obligatoires. Le SRADDET intègre depuis 2019 la trame verte et bleue.

Une buse métallique peut-elle servir de passage faune ?

Oui. Les buses et arches en acier ondulé sont couramment utilisées comme passages inférieurs pour la petite et moyenne faune, seules ou combinées à un écoulement. On y ajoute une banquette sèche, un fond en matériau naturel et des clôtures de guidage. Les grandes arches permettent aussi des passages pour la grande faune sous remblai.

Peut-on combiner passage faune et ouvrage hydraulique ?

Oui, c’est fréquent : un ponceau ou un dalot rétablit l’écoulement et, s’il est surdimensionné et équipé d’une banquette sèche hors d’eau, sert aussi de passage pour la faune terrestre. La section doit garantir la banquette au-dessus du niveau d’eau courant et la continuité du lit pour la faune aquatique.

Mis à jour le 6 octobre 2026.