Puits d’infiltration est un ouvrage vertical — généralement de 1 à 3 mètres de diamètre — rempli de matériau drainant ou équipé de modules alvéolaires, qui évacue les eaux pluviales par infiltration dans le sol environnant. Il est largement utilisé en France là où le sol est suffisamment perméable et où le raccordement à un réseau n’est pas possible.
Conditions d’implantation
Un puits d’infiltration n’est viable que si quatre conditions sont réunies. Le sol doit avoir une perméabilité suffisante, mesurée par essai d’infiltration (essai Porchet ou Matsuo). La nappe phréatique doit être au moins 1 mètre sous le fond du puits. L’ouvrage doit être éloigné des fondations (5 m minimum), des limites séparatives (2 m) et des arbres. Le site ne doit pas se trouver dans un périmètre de protection de captage où les polluants pourraient atteindre la ressource.
Types de puits d’infiltration
Trois configurations sont courantes en France, adaptées à des échelles et conditions de sol différentes :
- Puits rempli de matériau drainant – graviers 40/80 mm enveloppés de géotextile filtrant. Solution simple et économique pour l’habitat individuel.
- Puits avec modules alvéolaires – cellules plastiques offrant 95 % de vide contre 30 % pour le gravier. Emprise réduite, capacité plus élevée. Adapté au tertiaire et au collectif.
- Puits en regard béton – anneaux béton préfabriqués avec radier perforé. Permet l’inspection et l’entretien. Utilisé pour les grandes installations.
Dimensionnement et essai d’infiltration
Le dimensionnement repose sur la perméabilité du sol (k) déterminée par essai in situ. La méthode Porchet est la plus utilisée en France pour les sols à perméabilité moyenne ; la méthode Matsuo s’applique aux essais en grande profondeur.
Le volume de stockage est calculé pour la pluie de période de retour 10 ans (résidentiel) ou 30 ans (tertiaire), avec vérification que l’ouvrage se vide en moins de 24 heures après l’événement. Le débit d’infiltration s’exprime par Q = k × S, où S est la surface d’infiltration au mouillé.
Solutions ViaCon associées
ViaCon France fournit des cuves alvéolaires et des regards béton pour la mise en œuvre de puits d’infiltration. Voir nos solutions d’infiltration et notre gamme stormwater complète. Voir aussi : bassin d’infiltration, noue d’infiltration et gestion des eaux pluviales. Voir également notre solution TuboPUITS®.
Questions fréquentes sur puits d’infiltration
Qu’est-ce qu’un puits d’infiltration ?
Un puits d’infiltration est un ouvrage vertical, généralement de 1 à 3 mètres de diamètre, rempli de matériau drainant ou de modules alvéolaires, qui évacue les eaux pluviales par infiltration dans le sol environnant. C’est une solution privilégiée pour la gestion à la source des eaux pluviales.
À quelle distance d’une maison installer un puits d’infiltration ?
La distance minimale recommandée est de 5 mètres entre le puits d’infiltration et toute construction. Cette distance peut être augmentée sur des sols sensibles ou des fondations particulières. Les distances aux limites séparatives (2 m minimum) et aux arbres doivent également être respectées.
Comment dimensionner un puits d’infiltration ?
Le dimensionnement repose sur la perméabilité (k) du sol, mesurée par essai Porchet ou Matsuo. Le volume de stockage est calculé pour la pluie décennale ou trentennale selon l’usage, et l’ouvrage doit se vider en moins de 24 heures. La surface d’infiltration utile se calcule par S = V / (k × t).
Quand un puits d’infiltration n’est-il pas adapté ?
Un puits d’infiltration n’est pas adapté si la perméabilité est trop faible (k < 10⁻⁶ m/s), si la nappe est trop haute (< 1 m sous le fond), si le sol est argileux ou contaminé, ou si le site se trouve dans un périmètre de protection de captage. Dans ces cas, on retient plutôt la rétention avec débit de fuite régulé.
