Récupération d’eau de pluie — StormWater Solutions

Récupération d’eau de pluie consiste à collecter, stocker et réutiliser les eaux pluviales tombant sur les toitures et surfaces imperméabilisées. En France, l’eau de pluie récupérée est principalement utilisée pour des usages non potables — chasse d’eau des WC, arrosage, lavage des véhicules, eaux de process industrielles — réduisant la demande en eau potable et limitant les rejets aux réseaux pluviaux.

Fonctionnement d’un système de récupération d’eau de pluie

Un système moderne de récupération d’eau de pluie comprend cinq éléments fonctionnant en série. L’eau tombant sur la surface de collecte (généralement la toiture) est acheminée par les gouttières et descentes vers une filtration primaire, puis vers une cuve de stockage enterrée ou aérienne. Une pompe distribue l’eau stockée aux points d’usage via un réseau séparé identifié, avec un appoint en eau potable géré par un disconnecteur lorsque la cuve est vide.

  • Surface de collecte – généralement la toiture ; les matériaux non poreux et non toxiques donnent la meilleure qualité.
  • Acheminement et filtration – gouttières, descentes, garde-feuilles et filtre primaire avant cuve (maillage 0,4 à 1,0 mm).
  • Stockage – cuve enterrée en béton, PEHD, PRV ou modules ; dimensionnement selon NF EN 16941-1.
  • Distribution – pompe immergée ou de surface avec coffret de commande et appoint d’eau potable.
  • Points d’usage – réseau séparé, clairement identifié par signalisation conformément à l’arrêté du 21 août 2008.

Réglementation française

La récupération d’eau de pluie est encadrée en France par l’arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments. Cet arrêté autorise les usages suivants à l’intérieur des bâtiments : WC, lavage des sols, et lavage du linge sous conditions de traitement. À l’extérieur, tous usages non sanitaires sont permis (arrosage, lavage de véhicules, etc.).

Le dimensionnement suit la norme NF EN 16941-1 (2018) qui fournit deux approches : la méthode simplifiée (5 % de la pluviométrie annuelle ou 5 % du besoin annuel) et la méthode détaillée par bilan hydrique journalier sur une année représentative.

Avantages et aides financières

La récupération d’eau de pluie permet de réduire la consommation d’eau potable de 30 à 50 % dans le résidentiel et jusqu’à 80 % dans les bâtiments tertiaires à fort besoin non potable (écoles, entrepôts, stations de lavage). Elle contribue également au respect des objectifs de gestion des eaux pluviales fixés par le SDAGE local.

Le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) a été remplacé par MaPrimeRénov’ qui ne couvre plus la récupération d’eau de pluie, mais certaines collectivités proposent encore des subventions locales. Le label HQE et la certification BREEAM accordent des crédits pour ces systèmes.

Solutions ViaCon associées

ViaCon France fournit des cuves enterrées de grande capacité pour la récupération d’eau de pluie. Voir nos solutions stormwater et solutions de rétention. Voir aussi dans le glossaire : stockage eau de pluie, système de récupération d’eau et gestion des eaux pluviales. Voir également notre solution récupération d’eau de pluie.

Questions fréquentes sur récupération d’eau de pluie

L’eau de pluie récupérée est-elle potable ?

Non. La réglementation française (arrêté du 21 août 2008) limite strictement l’eau de pluie récupérée aux usages non potables : WC, lavage des sols, arrosage, lavage de véhicules. L’usage en eau potable nécessiterait un traitement multi-étapes (filtration fine, désinfection UV) et une autorisation sanitaire rarement délivrée.

Faut-il une autorisation pour récupérer l’eau de pluie ?

Pour une installation domestique avec cuve enterrée, aucune autorisation n’est nécessaire si la cuve est invisible et que l’aspect extérieur du bâtiment est préservé. Une déclaration en mairie est obligatoire si l’installation alimente des WC ou un lavage de linge. Les installations professionnelles peuvent nécessiter une déclaration ICPE selon la taille.

Quelle taille de cuve pour récupération d’eau de pluie ?

Le dimensionnement suit la NF EN 16941-1. La méthode simplifiée retient le plus petit entre 5 % de la pluviométrie annuelle collectée et 5 % du besoin annuel non potable. Pour une maison individuelle, on compte 3 000 à 5 000 litres ; pour un bâtiment tertiaire, de 10 000 à 50 000+ litres.

La récupération d’eau de pluie compte-t-elle pour la rétention pluviale ?

Partiellement. Une cuve dédiée à la récupération n’est pas vide en début d’événement pluvieux et ne peut donc pas être pleinement comptabilisée comme rétention. En revanche, des systèmes combinés (cuve avec volume de rétention en partie haute et trop-plein régulé) sont reconnus par certains SDAGE et collectivités. À vérifier auprès du gestionnaire local.