Rétention des eaux pluviales — StormWater Solutions

Rétention des eaux pluviales consiste à stocker temporairement les eaux de ruissellement et à les restituer à un débit régulé. L’objectif est de limiter les pics de ruissellement vers les réseaux et les milieux aval — fossés, rivières, mer — et de respecter les débits de rejet fixés par les SDAGE et les SAGE français.

Pourquoi la rétention est nécessaire ?

L’urbanisation française imperméabilise progressivement les sols. Un hectare aménagé peut générer un débit de pointe 10 à 20 fois supérieur à celui de l’état naturel équivalent. Sans rétention, ces débits accumulés provoquent des inondations urbaines, dégradent les milieux naturels et saturent les stations d’épuration en réseau unitaire.

Les SDAGE 2022-2027 imposent généralement la maîtrise des débits de pointe à l’état naturel ou à un seuil de 2 à 5 L/s/ha de surface aménagée selon le bassin. Le coefficient de changement climatique (souvent +10 à +30 %) s’applique en surplus.

Méthodes de rétention

La rétention en France peut être assurée par cinq grandes familles de techniques, souvent combinées sur un même projet :

  • Bassins de rétention à ciel ouvert – secs ou en eau, multifonctionnels, intégration paysagère.
  • Cuves enterrées en tôle ondulée – grandes capacités sous voirie ou parking, faible emprise visible.
  • Structures alvéolaires modulaires – sous espaces verts ou voiries, capacité variable et adaptable.
  • Toitures stockantes – toitures-terrasses avec film régulateur, capacité de 30 à 100 L/m².
  • Tranchées de rétention – fossés ou ouvrages linéaires avec couche drainante, idéales le long de voiries.

Régulation du débit

La régulation du débit de fuite est généralement assurée par un orifice calibré, un régulateur à effet vortex (type Hydro-Brake), une vanne motorisée ou une combinaison de ces dispositifs. Le régulateur vortex présente l’avantage d’une courbe débit-hauteur quasi linéaire, ce qui optimise le volume de rétention par rapport à un orifice simple.

Un séparateur à hydrocarbures et/ou un débourbeur peut être placé en amont ou en sortie du bassin pour traiter les eaux pluviales avant rejet, notamment en zone urbaine, industrielle ou sur les voiries.

Solutions ViaCon associées

ViaCon France conçoit des ouvrages de rétention enterrés en tôle ondulée de toutes capacités. Voir nos solutions de rétention et nos solutions stormwater complètes. Voir aussi : bassin de rétention, gestion des eaux pluviales et contrôle des inondations.

Questions fréquentes sur rétention des eaux pluviales

Qu’est-ce que la rétention des eaux pluviales ?

La rétention des eaux pluviales consiste à stocker temporairement les eaux de ruissellement et à les restituer à un débit régulé pour limiter les pics et protéger les milieux aval. C’est l’une des techniques alternatives recommandées par les SDAGE français pour la gestion des eaux pluviales.

Quel débit de fuite respecter ?

Le débit de fuite est fixé par le gestionnaire local (commune, EPCI ou syndicat) selon le SDAGE et le SAGE. Il varie typiquement de 2 à 5 L/s/ha de surface aménagée, parfois moins en zone sensible. Sur les projets en zone rurale, le débit de fuite peut être ramené au débit pré-aménagement (état naturel).

Comment dimensionner un ouvrage de rétention ?

Le dimensionnement suit la méthode des pluies (fascicule 70 du CCTG) ou la méthode des volumes. Le volume requis est calculé à partir de la différence entre l’apport amont et le débit de fuite autorisé, sur la durée critique de pluie. La pluie de référence est la décennale ou la centennale selon l’enjeu, avec coefficient climatique.

Différence entre rétention et infiltration ?

La rétention stocke temporairement les eaux et les restitue à débit régulé vers un exutoire (réseau ou milieu naturel). L’infiltration stocke et évacue les eaux par percolation dans le sol environnant. L’infiltration nécessite un sol perméable (k ≥ 10⁻⁵ m/s) ; la rétention fonctionne sur tout type de sol.